Deux entités qui vont de paire,
Deux fluides que l'on ne saurait faire taire.
Tous coulent et se mélangent,
Dans un carnage moral, la fin d'un ange.
Sang couleur de rose, de passion.
Sans sa larme il n'est que pure cruauté,
Une fois mélangés, ils deviennent pitié,
Une larme qui tombe dans un gouffre sans fond.
Une larme, une lame, on la sent glisser.
Tant que ça coule couleur démon,
Nous sommes heureux sans aucune raison .
La rose nous entoure de ses épines et tire de nous sa couleur de cruauté.
Etre une larme, être le sang,
Couler sans s'arrêter,
Emporter un peu plus de malheur à chaque centimètre dépassé,
Et pour finir, sécher, s'écraser mollement.
Immortalisant la douceur de cette douleur tant convoitée,
Ne rien laisser derrière soi qu'une trainée ,
Souvenir d'un passé qui ne s'effacera jamais,
Et qui, sans arrêt, dans notre mémoire prendra plaisir à recommencer.
Les humeurs vont et viennent,
Les larmes me poussent et me soutiennent,
Mon sang m'obstine et m'attire,
Les deux me font vivre pour mourir.
Les sillons seront de plus en plus profonds,
Les yeux deviendront rouges à force d'être essuyés.
Sur moi, les marques seront laissées,
Afin de sans cesse me rappeler ce gouffre sans fond.
La vie sans toi n'est que perpétuelle agonie,
Mon sang et mes larmes se gravent et s'épuisent.
A t'attendre sans faillir, toi à qui j'avais voué ma vie,
Mon âme est attirée, happée, sous cette emprise.
Ma vie ne sera plus jamais la même,
Peut-être n'aurais-je du jamais te rencontrer...
Afin de corriger cela, je devrais essayer de t'oublier.
Peu importe le temps que ça prendra, une seule chose est vraie, je t'aime.
Rêves détruits,
Espoir vaincu,
Bonheur fini,
Amour perdu.

Ange déchu,
Dignité disparue,
Démon envolé,
Fierté oubliée.
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